CONSULTANT INTERNATIONAL/ EXPERT EN MATIERE DE NUMERIQUE DANS L’EDUCATION

United Nations Development Programme (UNDP)

 

Secteur de tutelle : Field Office

Lieu d’affectation: Kinshasa

Catégorie d’emplois: Éducation

Type de contrat : Personnel non permanent

Durée du contrat : De 1 à 6 mois

Recrutement ouvert à : Candidats externes

Clôture des candidatures (minuit heure de Paris) : 14-JUILLET-2023

 

Valeurs fondamentales de l’UNESCO : Engagement envers l’Organisation, intégrité, respect de la diversité, professionnalisme

 

RESUME DES FONCTIONS DU POSTE

 

1. Contexte et justification

 

Le numérique recouvre à la fois les sciences et technologies de l’information et de la communication. Le champ du numérique est donc plus large que celui de l’informatique. Le numérique modifie profondément les activités humaines et sociales. Ainsi on parle de santé, de commerce ou de média numériques pour qualifier des secteurs d’activité, modèles économiques ou outils du quotidien dans lesquels le numérique a été intégré et qu’il contribue à transformer. Il en est de même du numérique éducatif ou numérique pour l’éducation qui s’adosserait schématiquement sur deux piliers :

– tout d’abord celui des infrastructures, des systèmes d’information (S.I.) permettant de collecter, stocker, traiter et distribuer de l’information, pour mieux gérer et gouverner le secteur de l’éducation

– et ensuite celui du développement des usages pédagogiques du numérique et des services applicatifs pour soutenir la qualité de l’enseignement, notamment mais pas seulement celui dit « à distance ».

Le numérique, employé comme adjectif, les Technologies de l’Information et de la Communication (en toutes lettres) ou encore les TIC (sous la forme abrégée) renvoient à des concepts clés bien présents dans la Stratégie sectorielle de l’éducation et de la formation (SSEF) pour la RDC – 2016 – 2025, avec respectivement 18, 18 et 20 occurrences.

L’accent y est majoritairement mis sur l’enseignement supérieur et universitaire (programme 7) avec les notions de « désenclavement numérique des EES », de « plan numérique », d’une « administration plus moderne », d’une « qualité de l’enseignement, de l’apprentissage, de la recherche, notamment à travers l’utilisation des bibliothèques virtuelles pour accéder en ligne à des ouvrages et des revues de qualité, des instituts virtuels pour dispenser des formations ouvertes à distance et en ligne », etc.

L’enseignement primaire et secondaire n’est pas en reste. L’importance de la dotation en équipements et la formation des directeurs est à maintes reprises soulignée, tout comme l’accès Internet des établissements du secondaire (programme 5.10). Des expérimentations, plus ou moins importantes en termes d’élèves et enseignants ciblés y ont été menées ou y sont menées dans le domaine des usages pédagogiques du numérique. Mais il est difficile de dresser un bilan tant ces activités se présentent comme éparpillées.

Enfin, le numérique est envisagé pour faciliter une meilleure gestion et un pilotage plus efficace du système éducatif : dispositif numérique de collectes de données, publication et exploitation de la carte scolaire numérique (programme 8). On constate en effet que l’administration scolaire congolaise reste pour l’essentiel dans des modalités de gestion de crise et gère au quotidien, de façon réactive et non proactive, faute notamment de mécanismes de planification et de suivi évaluation. Si des données sont effectivement produites, les indicateurs, qui sont peu ou quasiment pas utilisés, sont en fait le plus souvent liés à la mise en œuvre de projets, majoritairement initiés et mis en œuvre par les partenaires techniques et financiers. Leur utilisation reste ainsi réduite et sert pour l’essentiel à élaborer des annuaires statistiques, de la logique desquels il faut sortir, ces derniers ne permettant pas d’informer la prise de décision et le pilotage du système. Une meilleure gouvernance du système éducatif peut difficilement être effective tant que l’interconnexion des différentes bases (« élèves », « professeurs », « établissements scolaires ») n’est pas réalisée.

 

 

2. Description des prestations du consultant

 

Afin justement de dresser un état des lieux précis, préalable nécessaire à la conception d’une stratégie en matière de numérique éducatif, il semble indispensable d’avoir recours à une expertise de consultance, condition sine qua non à un diagnostic détaillé et précis avant la rédaction d’une stratégie du numérique pour l’éducation en RDC.

Ce livrable sera constitué des deux sections suivantes :

1. Le diagnostic du numérique dans le secteur de l’éducation en RDC ;

2. La feuille de route définissant les différentes étapes nécessaires à l’établissement d’une stratégie du numérique pour l’éducation en RDC.

Cet état des lieux permettra une meilleure coordination des programmes et projets des différentes directions. Leurs actions en seront rendues ainsi plus efficaces. Ce travail en synergie devra déboucher sur un plan de renforcement des capacités des ministères dans le domaine des solutions numériques.

Est également attendu de cette étude que le numérique puisse renforcer la qualité des apprentissages lors de période d’empêchement (pandémie, conflits, situation d’urgence) et dans le cadre de l’enseignement à distance.

Ce projet portant sur le secteur de l’éducation s’inscrit dans une vision globale de l’Etat sur le numérique.

Cette étude pourrait en partie contribuer à donner des éléments de réponse aux questions suivantes, en les priorisant :

  • Les équipements numériques – stratégies/approches pour équiper les écoles/l’identification des initiatives pour fournir les équipements, l’écosystème du support technique/maintenance ;
  • La connectivité et les infrastructures de réseau ;
  • La prise en compte de la fragilité des infrastructures électriques ;
  • L’efficacité de la capacité technique locale y compris les institutions d’enseignement supérieur ;
  • Le développement et la production par les enseignants de contenus numériques ;
  • La mise en place d’un portail pour la mutualisation de cours ;
  • La formation – programmes de renforcement des capacités, mesures d’accompagnement, programmes de sensibilisation, d’acculturation ;
  • L’accroissement de la scolarisation des filles grâce au numérique ;
  • Les partenariats et la mobilisation des ressources – exploiter les partenariats public-privé, identifier les ressources humaines, technologiques et financières ;
  • Le cadre juridique et réglementaire – Acquisition du matériel : exonération d’impôt, acquisition directe ou indirecte des équipements, sécurité et confidentialité de l’information, des données, définition des normes minimales pour les équipements ;
  • Le suivi et l’évaluation.
 
 

COMPETENCES (Fondamentales / Managériales)

Responsabilité (F)
Communication (F)
Innovation (F)
Partage des connaissances et volonté constante d’amélioration (F)
Planification et organisation (F)
Culture du résultat (F)
Travail en équipe (F)
Professionnalisme (F)

 

Pour plus d’informations, merci de consulter le Référentiel des compétences de l’UNESCO.

QUALIFICATIONS REQUISES

Éducation :

 

  • Justifier d’un diplôme universitaire dans le domaine du numérique éducatif ou en technologies et sciences de l’information ou à défaut démontrer une expérience professionnelle équivalente.

 

Expérience professionnelle :

 

Le Consultant devra répondre au profil suivant :

  • Avoir une expérience avérée d’au moins trois ans en matière de numérique pour l’éducation ;
  • Justifier d’une expérience pertinente en matière de conseil et d’appui technique à des structures gouvernementales ;
  • Avoir une solide expérience en matière de renforcement des capacités des cadres nationaux, en particulier dans le champ de la formation, de la conduite et la gestion des programmes ;
  • Être capable de concevoir et de mettre en œuvre des propositions concrètes et d’appréhender les conséquences de leur modification ;
  • Disposer d’excellentes capacités de rédaction, de synthèse et d’expression orale en français.

 

Qualités :

  • Bien maîtriser les problématiques du numérique et de ses usages dans le domaine de l’éducation et de la formation et leur application en formation ouverte et à distance;
  • Avoir une bonne culture juridique (sans être expert) ainsi que de solides compétences en matière budgétaire et en gestion de projets ;
  • Savoir analyser les besoins et aspirations recensés ;
  • Savoir animer les réseaux (comité de pilotage, correspondants et référents locaux, etc.) et développer des partenariats interministériels et avec le secteur privé (EdTech) ;
  • Être capable de travailler en équipe, dans un contexte multiculturel et multi partenarial.

 

Langue :

• Excellente connaissance du Français écrit et oral

PROCESSUS DE SÉLECTION ET DE RECRUTEMENT

Veuillez noter que tous les candidats doivent remplir une demande en ligne et fournir des informations complètes et exactes. Pour postuler, veuillez visiter le site Web de l’UNESCO carrières. Aucune modification ne peut être apportée à la candidature soumise.

L’évaluation des candidats est basée sur les critères de l’avis de vacance de poste et peut inclure des tests et/ou des évaluations, ainsi qu’un entretien basé sur les compétences.

L’UNESCO utilise des technologies de communication telles que la vidéo ou la téléconférence, la correspondance par e-mail, etc. pour l’évaluation des candidats.

Veuillez noter que seuls les candidats sélectionnés seront contactés et que les candidats à l’étape de sélection finale seront soumis à une vérification des références sur la base des informations fournies.

 

L’UNESCO rappelle que la considération dominante dans le recrutement du personnel doit être la nécessité d’assurer à l’Organisation les services de personnes possédant les plus hautes qualités de travail, de compétence et d’intégrité. L’UNESCO applique une politique de tolérance zéro à l’égard de toute forme de harcèlement. L’UNESCO s’est engagée à atteindre et à maintenir une répartition géographique équitable et diversifiée, ainsi que la parité des genres parmi les membres de son personnel dans toutes les catégories et à tous les niveaux. En outre, l’UNESCO est résolue à atteindre une diversité de personnel sur le plan du genre, de la nationalité et de la culture. Les candidatures de ressortissants d’États membres non et sous-représentés (veuillez cliquer ici pour la dernière mise à jour) sont particulièrement bienvenues et vivement encouragées. Les personnes issues de groupes minoritaires et de groupes autochtones, ainsi que les personnes handicapées, sont également encouragées à postuler. Toutes les candidatures seront traitées avec la plus grande confidentialité. Une mobilité mondiale est requise pour les membres du personnel nommés sur des postes internationaux.

L’UNESCO ne prend de frais à aucune étape du recrutement.


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